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Lieux de travail, lieux de vie…
Avant d’être une ville industrielle puis résidentielle, Marcq-en-Barœul fut agricole. Le nom de « Jardin de Lille » lui fut d’ailleurs accolé pendant longtemps. De fait, il subsiste au sein de la ville un patrimoine bâti actuel important et varié.
Cet habitat traditionnel s’inscrit profondément dans le terroir par les matériaux de constructions utilisés. Les divers bâtiments qui le composent, tels censes, fermes, forges maisons de journaliers et de maraîchers, avaient la fonction d’exploitation tout autant que d’habitation.
Comme partout, ce patrimoine a subi les transformations de la vie moderne et les effets de l’urbanisation des campagnes. Les fermes ne sont plus reprises et lorsqu’elles ne tombent pas en ruines, elles deviennent des habitations résidentielles. Pour celles encore en activités, les exploitations se modernisent, entraînant d’importantes modifications dans la structure des bâtiments.
Ainsi, ce paysage rural perd peu à peu son caractère originel et tend aujourd’hui à se résume à quelques points disséminés dans un environnement urbain ? Ce circuit témoigne du mode de vie de ceux qui longtemps, l’ont construit et habité.
La ferme de la Rianderie

Angles rues du Marquisat et de la Rianderie, XVIIIe siècle

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La ferme de la Rianderie fait partie de ces bâtiments dominaient jadis les campagnes, les censes. Ce sont des grandes fermes construites de façon identique : les bâtiments faisant corps autour d’une cour pavée et fermée vers l’extérieur.
Mentionnée dés le XIIIe siècle, elle est en 1545 la propriété de Jehan de Croix, seigneur de Wasquehal, puis de Jacques Diedeman, marquis de la Rianderie au XVIIIe siècle. Le terrier de Fives vers 1730 la présente entourée d’eau. La maison de métayer, la grange et le porche, longtemps unique entrée, conservent des murs de cette époque. La forme étroite et irrégulière des briques et leurs tons variés témoignent de leur caractère artisanal.
Du côté de la drève, des ancres avec des chiffres gravés ornent le mur du porche. Ce dernier abrite une porte cochère, surmontée à l’étage, de pièces d’habitation remplaçant le colombier traditionnel.
Autour de la cour, l’écurie et l’étable, à l’origine en torchis, ont été reconstruites en briques au XIXe siècle. Les toitures sont couvertes en pannes flamandes.
Transformée à la fin du XIXe en fabrique de feux d’artifice, la ferme est désormais reconvertie en théâtre municipal.
La maison de maraîcher
Rue Ducroquet fin XIXe siècle
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Cette maison basse rurale, accessible par une allée, se situe très en retrait de la rue. Sa façade est en briques peintes de couleur claire, sa base est goudronnée afin de l’isoler et d’éviter les salissures.
Elle se caractérise par son très large toit en tuiles flamandes descendant bas sur la façade principale . il est orné , sur le centre, d’une grande croix noire en tuiles vernissées faisant office de protection divine au même titre qu’une niche, et témoin d’une permanence des traditions chrétiennes . des signes apparentés se retrouvent fréquemment sur les pignons des maisons rurales du XIX siècle. La croix latine, le cœur, le losange et la croix de Saint-André en sont les motifs récurrents.
Un petit appentis vient flanquer cette large toiture et adoucir le volume d’ensemble. Cette maison, tant dans ses volumes que dans ses ouvertures, présente un bel exemple d’habitat rural intact. Seul le terrain qui la précède a perdu sa fonction de terre maraîchère.

L’Ancienne Forge
Place Général de Gaulle, XVIIIe siècle
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Les forges régnaient sur les places des villages ,ainsi que dans l ‘économie rurale, par leur utilité envers la collectivité. Ainsi, la plus belle forge qui ait résisté au long au long des siècles, est celle de la place du Bourg. En premier lieu, le forgeron ferrait les chevaux de ferme et cerclait es roues. Il était aussi un fabricant d’outillage agricole. A l’aide du feu, il transformait un morceau de fer en objet utile et beau : ses ancres de pignons, charnières et serrures pour les portes agrémentaient ainsi granges, étables et maisons.
Entièrement en biques et pierres peintes en blanc, la vieille forge se détache de la rue par ses boiseries rouges. Ces dernières mettent en relief la partie droite du bâtiment où se trouvait la forge proprement dite, avec son auvent qui s’ouvrait pour y installer le « travail » (enclos en bois immobilisant le cheval).
Les toitures différencient les deux fonctions du bâtiment. Un toit à deux pentes coiffe la forge alors que la boutique est surmontée d’une mansarde perçée de trois lucarnes au fronton triangulaire, ménageant un espace habitable
La maison de bourg rural
Rue Raymond Drain 1800-1850-1890
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Souvent construites en rang, ces petites maisons basses étaient généralement habitées par des artisans tels le cordonnier ou le tailleur, qui venaient compléter l’activité agricole du village.
Cet ensemble est unique sur Marcq-en-Barœul par la qualité des matériaux utilisés et la pureté de ses formes architecturales. Divers éléments le caractérisent : un seul niveau d ‘élévation, une base de grès bien taillé, en pan de briques et une toiture à deux pentes en tuiles flamandes, perçée de lucarnes. Seul élément décoratif, un frise en briques court à la base du toit et anime le mur. Il s’agit probablement des plus anciennes maisons individuelles de la commune.
La ferme de la Porte Close
Route de Menin XVIIe siècle
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Cette cense reprend l’architecture typique des fermes closes du Pays en Ferrain. Elles est construite en briques et en pierres recouvertes, pour certaines parties, de peinture. Comme de coutume, les bâtiments s’ordonnent autour de la cour centrale.
Curieusement, ici la porte charretière n’est pas mise en valeur. Elle s’ouvre non pas sur la route, mais sur une drève (allée carrossable souvent bordée d’arbres) et sa toiture n’est pas privilégiée. La drève, perpendiculaire à la façade presque aveugle de la grange, a conservé son pavage d’origine. La légende veut que cette ferme connue sous le nom de la « Porte Close » ait refusé l’hospitalité à Louis XIV. Celui-ci, après avoir pris possession de Lille lors de la conquête de la Flandre, se dirigea vers Courtrai par la route de Menin.
La nuit tombant, il demanda le gîte aux occupants de cette ferme. Mais, peu rassuré par ces troubles de guerre, le fermier laissa les portes fermées.
Le Chartil de la Ferme Renard
Rue du docteur Charcot 1830
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En plein quartier urbanisé, cette ferme transformée en habitation résidentielle, conserve son aspect campagnard. Les terres appartenaient, à l’origine, à l’Abbaye de Marquette s’étendaient de l’hippodrome à la rue Nationale. De la ferme primitive, il ne reste que les fondations suite à un incendie en 1873. traditionnelle, de plan centré avec une cour pavée, cette ferme comporte un logement, des étables et des écuries. A l’arrière, un chartil se place sur un angle. Cet abri sommaire, à l’origine fait de bois et de chaume, était destiné au rangement du matériel agricole (charrue, charrette, chariot). Elément représentatif de l’architecture rurale, il se compose aujourd’hui d’une large charpente reposant sur quatre piliers de briques. Il est coiffé d’un toit en croupe prolongé de deux longs auvents, tel un chapeau de gendarme posé sur un pré
Plaquette rédigée par la Direction des Affaires Culturelles - Service Patrimoine
Crédit photos : Sylvie Vangoethem - Direction de la Communication
 

 
 
 
 
 
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